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En croisant les sélections et palmarès des grands prix anglophones 2026, plusieurs titres de science-fiction, fantasy et fantastique ressortent avec insistance.

Nebula, Hugo, Locus, Arthur C. Clarke Award, BSFA, British Fantasy Awards ou Philip K. Dick Award ne récompensent pas toujours les mêmes œuvres, mais leurs recoupements permettent de repérer les romans, novellas et textes courts qui dominent déjà la saison.

Les romans les plus visibles

Death of the Author, de Nnedi Okorafor, est l’un des titres les plus centraux de l’année. Le roman figure parmi les finalistes du Nebula et du Hugo, et remporte le Locus Award du meilleur roman de science-fiction. C’est probablement le signal le plus net côté roman SF anglophone généraliste.

The Incandescent, d’Emily Tesh, revient également dans plusieurs listes importantes : finaliste au Nebula, finaliste au Hugo et classé dans la catégorie roman fantasy des Locus Awards. C’est un bon exemple de titre situé à la frontière entre fantasy, littérature spéculative et reconnaissance SFFF large.

The Buffalo Hunter Hunter, de Stephen Graham Jones, est un autre cas majeur. Il remporte le Nebula du meilleur roman, remporte aussi le Locus Award dans la catégorie roman d’horreur, et se retrouve dans la sélection des British Fantasy Awards. Le livre relève davantage de l’horreur spéculative que de la SF stricte, mais sa présence répétée en fait l’un des événements de l’année.

The Everlasting, d’Alix E. Harrow, ressort fortement côté fantasy : le roman remporte le Locus Award du meilleur roman fantasy et figure parmi les finalistes du Hugo. Il n’a pas la même transversalité que Death of the Author, mais sa visibilité reste importante.

Katabasis, de R.F. Kuang, apparaît dans la sélection Nebula et dans le classement Locus en fantasy. Le nom de Kuang reste très visible dans le paysage SFFF contemporain, même si ce titre ressort moins fortement que certains autres dans le croisement strict des prix.

A Drop of Corruption, de Robert Jackson Bennett, est finaliste au Hugo et bien placé au Locus dans la catégorie fantasy. C’est un titre à suivre, mais il apparaît pour l’instant moins transversal que les livres d’Okorafor, Tesh ou Graham Jones.

Sour Cherry, de Natalia Theodoridou, est un cas intéressant : finaliste au Nebula, il remporte le Locus Award du meilleur premier roman. Il ne domine pas tous les prix, mais il signale une entrée remarquée dans le champ.

A Lire : « La Mort de l’auteur » (Death of the Author, de Nnedi Okorafor) : Robots rouillés et Histoires nouvelles | par Nicolas Winter

Les novellas qui dominent le croisement

The River Has Roots, d’Amal El-Mohtar, est probablement le titre le plus consensuel côté novella. Il remporte le Nebula de la meilleure novella, remporte aussi le Locus Award dans cette catégorie, et figure parmi les finalistes du Hugo. C’est l’un des croisements les plus nets de l’année.

Automatic Noodle, d’Annalee Newitz, revient également dans les trois grands espaces Nebula / Hugo / Locus. Le texte ne gagne pas forcément partout, mais il fait partie des novellas les plus installées de l’année.

Cinder House, de Freya Marske, apparaît au Hugo et au Locus. Même chose pour Murder by Memory, d’Olivia Waite, et What Stalks the Deep, de T. Kingfisher (Ursula Vernon). Ces titres ne ressortent pas aussi massivement que The River Has Roots ou Automatic Noodle, mais ils composent le second cercle des novellas très visibles.

Thomas Ha, le nom fort des formes courtes

Dans les nouvelles et novelettes, le nom qui ressort le plus est clairement Thomas Ha : “In My Country” est finaliste au Nebula, finaliste au Hugo et remporte le Locus Award de la meilleure nouvelle courte. Sur le seul critère de la présence croisée, c’est l’un des textes courts les plus importants de l’année. “Uncertain Sons” remporte le Nebula de la meilleure novelette et figure aussi dans le classement Locus. Le recueil Uncertain Sons and Other Stories, remporte de son côté le Locus Award du meilleur recueil et reçoit une Special Citation au Philip K. Dick Award. Si l’on ne raisonne plus seulement par titre, mais par auteur, Thomas Ha est donc l’un des grands noms de cette saison de prix.

Parmi les autres textes courts à forte visibilité, on peut aussi retenir “Never Eaten Vegetables”, de H.H. Pak, présent au Nebula et au Hugo ; “Six People to Revise You”, de J.R. Dawson, également présent au Nebula et au Hugo ; “Laser Eyes Ain’t Everything”, d’Effie Seiberg, lauréat du Nebula et finaliste au Hugo ; ainsi que “The Millay Illusion”, de Sarah Pinsker, présent au Hugo et au Locus.

A lire : The River has roots de Amal El-Mohtar – Note de lecture par Yuyine

Les titres à retenir

  • Death of the Author, de Nnedi Okorafor
  • The River Has Roots, d’Amal El-Mohtar
  • The Buffalo Hunter Hunter, de Stephen Graham Jones
  • The Incandescent, d’Emily Tesh
  • Automatic Noodle, d’Annalee Newitz
  • “In My Country”, de Thomas Ha
  • “Uncertain Sons”, de Thomas Ha
  • Uncertain Sons and Other Stories, de Thomas Ha
  • The Everlasting, d’Alix E. Harrow
  • Sour Cherry, de Natalia Theodoridou
  • The Salt Oracle, de Lorraine Wilson
  • When There Are Wolves Again, d’E.J. Swift

A noter que deux titres très visibles dans les prix 2026 anglophones sont déjà repérés côté francophone : La Mort de l’auteur / Death of the Author de Nnedi Okorafor (sélectionné au Grand Prix de l’Imaginaire 2026, en Traduction / Prix Jacques Chambon, pour la traduction de Fabien Le Roy) et The River Has Roots d’Amal El-Mohtar (présent au Prix Imaginales 2026 du roman étranger traduit).