Synopsis de l’éditeur :

Je m’appelle Bellovèse, fils de Sacrovèse, fils de Belinos. Pendant la Guerre des Sangliers, mon oncle Ambigat a tué mon père. Entre beaux-frères, ce sont des choses qui arrivent. Surtout quand il s’agit de rois de tribus rivales… Ma mère, mon frère et moi, nous avons été exilés au fond du royaume biturige. Parce que nous étions de son sang, parce qu’il n’est guère glorieux de tuer des enfants, Ambigat nous a épargnés.

Mon avis :

Jaworski nous propulse au sein d’une civilisation celtique intrigante et crédible. On sent de suite la minutie dont il a du faire preuve pour construire son monde basé autour de la mythologie et des divinités. L’entrée en matière est excellente, le décor de Fantasy est de suite planté. Créatures magiques appelées les Gallicènes, île mystérieuse des vieilles, une personne à qui l’on refuse la mort,… Les différents éléments nous plonge illico dans le roman.

A l’image du très réputé “Gagner la guerre”, on va suivre des machinations entre clans et familles pour l’accession au pouvoir. Bellovèse, qui nous raconte son histoire à la 1ère personne, a été épargné par son oncle étant jeune avant que celui-ci ne décide finalement de le mener à sa perte… Problème, la mort ne veut pas de lui et il se retrouve coincé en paria parmi les vivants car on lui a refusé de mourir.

La beauté de la plume de Jaworski est une nouvelle fois indéniable. Il manipule à la perfection les changements d’époques avec des rétrospectives de la vie de Bellovèse.

critique Même pas mort Jaworski

Mais alors quel est le couac ?

Plus le roman avance, plus l’auteur multiplie les retours vers un passé lointain qui ne font pas avancer son intrigue. Il nous catapulte dans un scénario on ne peut plus excitant qui nécessite des réponses pour au final nous laisser sur notre faim. Il développe certes la personnalité de ses personnages comme Belovèse et son frère au fil des années mais s’attarde beaucoup trop sur des banalités. Sur quasiment 300 pages, il y a une absence totale d’éléments liés à la Fantasy. L’auteur nous décrit des chasses, des balades en forêt mais tous les éléments présents en introduction qui nous donnaient l’eau à la bouche disparaissent…

Mon professeur de 3e m’avait parlé une fois d’un auteur capable d’écrire un pavé de 700 pages sur la vie d’une femme uniquement basée sur la durée de temps de cuisson de son rôti. C’est un peu l’image que j’ai de Jaworski. Une plume capable de nous faire lire n’importe quelle histoire mais qui manque parfois de concret.

Conclusion :

La lecture de ce tome a été plaisante grâce à une plume remarquable. Malheureusement il m’a aussi énormément frustré. Je m’attendais à revenir à l’époque actuelle à chaque chapitre alors que Jaworski nous emmenait toujours plus loin dans le passé nous éloignant de l’intrigue. C’est finalement un roman d’introduction qui est un peu long à mon goût…

 

Ma note :