Synopsis du Tome 3 de Sharakaï 

Depuis la Nuit des Innombrables Lames, les rebelles des Hôtes sans Lune sont traqués sans relâche. La plupart d’entre eux ont été obligés de fuir la cité. Çeda, qui s’est réfugiée dans le désert, découvre qu’un Roi compte se retourner contre les autres souverains. Elle espère exploiter ces dissensions, mais en qui peut-elle faire confiance ? Tous sont susceptibles de la trahir.
Çeda imagine alors un plan risqué : libérer les asirim, les esclaves immortels des Rois. Mais le meilleur stratège de ces derniers, le Roi des Lames, est à ses trousses…
Tandis que la jeune fille tente de sauver les siens, la machiavélique reine de Qaimir, l’impitoyable mage de sang Hamzakiir et le Roi des Lames se préparent au terrible affrontement qui décidera du sort des peuples du désert…

Mon avis sur le tome 3 de Sharakaï

Après la lecture du 1er et 2nd tome qui m’avaient enchanté, je savais avant de commencer ce 3e opus que je ne pouvais pas être déçu. Et heureusement, tout s’est bien passé !

Plusieurs points ont fait de ce livre une réussite que j’ai dévoré en quelques jours :

Bradley a réussi à créer un tissage complexe entre ses différents personnages principaux. Tout le long du livre, on observe un chassé croisé entre plusieurs protagonistes qui permet de développer les relations plus en profondeur et de donner du relief à leur personnalité. On y retrouve notamment les jeux de séduction entre Ceda et ses différents prétendants ou de manipulation avec les vierges et les rois.

L’auteur dépasse les simples caricatures des méchants et gentils. Chaque personnage doit faire des choix pour sa propre survie et n’est pas tout blanc ou tout noir. Sharakaï est un monde en constante évolution où il faut savoir choisir son camp en fonction des camps qui dominent à l’instant T afin de ne pas y laisser trop de plumes. Les rois, les rebelles, les royaumes voisins, les Dieux, les erekhs, chaque alliance ou affrontement peut être déterminant et doit être réfléchi efficacement.

Certains personnages prennent une place plus importante dans l’histoire tels que Davud ou Brama. On suit clairement le développement de leur personnalité au travers des manipulations qu’ils doivent déjouer. Ils sont confrontés à l’appel de la magie ou de ses sbires et font un effort surhumain de chaque instant pour ne pas sombrer dans la folie. Des personnages de seconde zone qui semblaient presque insignifiants gagnent en importance permettant ainsi d’enrichir davantage l’univers.

Autre force de ce roman : le maillage des rois qui s’effrite petit à petit. Les 400 ans de règne commun s’achève laissant transparaître toutes les machinations des rois les uns envers les autres. Chacun mène son petit stratagème pour conserver le pouvoir à lui seul et chaque coup porté est un réel coup de théâtre qui remet tout en question.

Mais avec quelques petits défauts

Ceda est d’après moi, trop intouchable. Si l’on craint généralement pour la vie de ses proches, ce n’est jamais le cas pour elle tant elle semble à l’aise dans chaque situation. Elle se fait casser les tibias à coups de marteau, se fait transpercer par une lance mais peut déjà courir comme un lièvre quelques heures plus tard… Elle a un réel don d’omniscience qui fait que toutes ses intuitions se révèlent exactes et ne fait jamais fausse route… Hormis si l’auteur a un cran d’avance sur moi et que Ceda est la réincarnation d’une déesse, je trouve cet aspect peu crédible.

Conclusion

C’est un très bon 3e tome. Le final donne clairement envie de connaître la suite de l’aventure et le monde devrait d’autant plus s’élargir avec de nouveaux personnages issus des royaumes voisins qui rentrent dans la danse pour l’obtention de Sharakaï.

Ma note :