Synopsis de l’éditeur :

En 1348, totalement ravagée par la peste, l’Europe a été conquise par l’Empire ottoman qui y règne en maître absolu. La Renaissance et les Grandes Découvertes n’ont pas eu lieu. Et les Aztèques dominent le Nouveau Monde.

Dans les années 1960, Dan Beauchamps, jeune Anglais fougueux en quête de gloire et de reconnaissance, quitte l’Angleterre pour les Hespérides. Il s’embarque alors pour une extraordinaire aventure autour d’une planète devenue le miroir inversé de l’ordre mondial actuel.

Mon avis :

Je me devais pour enrichir ma culture SF d’ajouter au moins un Silverberg à ma bibliothèque. Fan d’Uchronie qui est mon style imaginaire préféré, je me suis tourné vers La porte des mondes.

On y découvre une Europe qui a été conquise par les turcs. Ils ont réussi à imposer leur manière de pensée notamment religieux et sont devenues la référence absolue, à tel point que l’on surnomme désormais Londres, la petite Istanbul. Le départ est très bon, on sent la haine et le racisme qu’éprouvent le personnage principal et son besoin de commencer une nouvelle vie ailleurs pour ne plus être oppressé par le courant de l’Islam.

Débute alors un périple proche des Amériques qui sont dominés par les Incas et Aztèques. Dan, le héros y rencontre alors des sages qui lui expliquent qu’en faisant fonctionner son imagination, on peut faire naître de nombreux mondes. Dan invente alors un monde où les européens auraient le dessus. C’est en fait notre monde qu’il imagine ! Silverberg nous offre ainsi une uchronie à l’intérieur d’une… uchronie !

Le concept est très intéressant. Malheureusement, Dan manque cruellement de charisme. On a l’impression qu’il fait une confiance aveugle à chaque protagoniste qu’il rencontre et que son périple se construit au petit bonheur la chance suite à de simples discussions. J’ai eu ainsi le sentiment que Dan était niais, qu’il n’avait pas de réel projet et ce sentiment d’abstrait ne m’a pas permis de vivre pleinement le récit.

Conclusion :

Un bon lancement, un concept d’uchronie intéressant puis finalement à mon sens plutôt mal exploité car pas assez vu dans le détail. J’ai eu le sentiment que finalement le fait que d’autres civilisations dominaient le monde ne changeait pas grand chose… Et beaucoup de mal à suivre ce personnage qui m’a donné le sentiment de ne pas savoir ce qu’il voulait…

Ma note :