Rappel du Synopsis d’Anatèm

Fraa Erasmas est un jeune chercheur vivant dans la congrégation de Saunt-Edhar, un sanctuaire pour les mathématiciens et les philosophes. 
Depuis des siècles, autour du sanctuaire, les gouvernements et les cités n’ont eu de cesse de se développer et de s’effondrer. Par le passé, la congrégation a été ravagée trois fois par la violence de conflits armés. Méfiante vis-à-vis du monde extérieur, la communauté de Saunt-Edhar ne s’ouvre au monde qu’une fois tous les dix ans. C’est lors d’une de ces courtes périodes d’échanges avec l’extérieur qu’Erasmas se trouve confronté à une énigme astronomique qui n’engage rien de moins que la survie de toutes les congrégations. 
Ce mystère va l’obliger à quitter le sanctuaire pour vivre l’aventure de sa vie. Une quête qui lui permettra de découvrir Arbre, la planète sur laquelle il vit depuis toujours et dont il ignore quasiment tout.

Mon avis sur Anatèm 

Livre primé, encensé par le Times et la communauté sur Babelio et SensCritique, tout était réuni pour tomber sur une lecture marquante et grandiose. J’avais lu la belle critique du Culte d’Apophis et m’étais convaincu de le lire à tête reposée pour faire l’effort intellectuel nécessaire. Cela n’a pas suffit…

Je me laisse habituellement entre 150 et 200 pages lorsqu’un livre ne m’emballe pas avant de décider de le fermer définitivement et de le ranger dans la bibliothèque. 55. C’est le nombre de pages que j’ai réussi à tenir pour celui-ci tant la lecture m’a été pénible. Il n’y a guère que Maxime Chattam et sa série Autre monde à qui j’ai laissé moins de répit.

Pourquoi avoir décroché si vite ? 3 raisons :

Au début de chaque chapitre, on trouve des définitions de concepts inventés par l’auteur. Pas bien sorcier me direz vous… Sauf qu’il a décidé de donner 3,4 voire 5 définitions à chaque mot en fonction de la typologie de personnes/d’êtres. Résultat on a l’impression d’être constamment dans un dictionnaire avec des pages qui ressemblent plus à un Larousse qu’à un roman.

Dès le départ, l’auteur met en scène un dialogue avec plusieurs personnages. Ils tiennent un débat philosophique qui n’a pour moi aucun intérêt. Je préfère les romans qui nous envoient direct dans le feu de l’action, c’est tout l’inverse… Comme disait mon professeur en terminale : D’après Socrate, on a commencé la philosophie lorsqu’on n’avait rien d’autre à faire.

L’auteur se perd (à mon sens, encore une fois cela n’engage que moi !) dans des descriptions sans fin qui ne font pas avancer le récit. Il veut nous décrire le sanctuaire et ses composants, notamment une gigantesque horlogerie mais cela s’éternise sur des pages et des pages… J’ai eu l’impression d’avoir le point de vue de l’architecte qui a conceptualisé le monument et qui est capable de vous en parler pendant des heures avec passion. Le problème c’est que si le moindre détail ne vous intéresse pas, l’interlocuteur est perdu…

Sans doute l’auteur a t-il développé par la suite un monde et des personnages époustouflants mais j’ai eu trop peur de continuer sur cette lancée, de rencontrer des débats philosophiques à répétition et des longueurs dans les descriptions.

Je ne peux cependant qu’admirer la plume de l’auteur avec notamment une richesse dans le vocabulaire impressionnante. Je suis bien incapable de pondre ne serait-ce qu’ 1/100e de ce qu’il a rédigé.

Je ne peux finalement pas en dire plus sur ce livre dont j’aimerais voir une adaptation cinématographique pour comprendre l’engouement qu’il a suscité et être sûr de n’avoir rien manqué. Je rejoins le culte d’Apophis pour dire que c’est une oeuvre qui ne convient pas à tous les publics (pauvre petit lecteur simplet que je suis ! 😉

MA NOTE : NE SE PRONONCE PAS